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DCS: AV-8B Night Attack – Preview

DCS: AV-8B Night Attack – Preview

DCS: AV-8B Night Attack

(MAJ système de protection le 22/12/2017)

Cela fait maintenant quelques jours qu’ED a lâché sur la version 1.5.8 beat beta de DCS World le dernier module de Razbam : « DCS: AV-8B Night Attack V/STOL by RAZBAM » «.

Pour faire court, ce module nous propose de piloter le Harrier AV-8B dans sa version attaque de nuit.
C’est ici la version «US Marines » qui est modélisée !
Particularité qui commence a à devenir la norme chez ED : c’est en « Early Acces « que nous est encore livrée ce module.
Cela signifie que la version actuelle est encore au stade du développement (même pas encore en phase de test) et qu’elle n’offre pas en l’état l’intégralité des fonctionnalités de l’avion.

(MAJ) Ce qui est par contre  parfaitement opérationnel c est le nouveau système de protection de ce module.
Nous aborderons ce sujet à la fin du le préview.

Pour commencer sur une bonne nouvelle, Razbam nous offre 2 nouveaux « véhicules » bien utiles, le porte aéronef classe TARAWA et un ravitailleur KC-130. Tous deux pimentent grandement le challenge proposé par ce module.
« Un PA tout neuf et enfin un tanker « panier » pour nos autres avions à perche elle n’est pas belle la vie !!! »

Nous aborderons en premier le côté avion : modélisation, Fm, perfos moteur, intérêt (par Ghostrider).
Puis pour finir l’avionique et le côté purement militaire de la modélisation du système d’armes (par Aquila)
Et oui «Marines» ! Ici, on est pas sous FSX ou Prepa3D !!!

Tout ce chemin pour tenter de répondre « rapidement » à la question à 10.000 euros.
« Alors je le prends finalement ? il vaut le coup ou pas.. ? »

Ce module s’inscrit dans la volonté d’exigence des modules « Hardcore » comme le A-10C, le Mig21-bis et le Mirage 2000-C
Nous ne sommes pas la dans la même approche qu’un module FC3. La volonté de Razbam est de nous « offrir » un module hyper réaliste, hardcore. C’est important pour comprendre la suite de notre preview !

Concernant les fonctionnalités annoncées par razbam vous les trouverez avec le lien ci-dessous :
https://www.digitalcombatsimulator.com/en/shop/modules/av8bna/

Mais comme nous sommes dans une « EA » toutes ne sont pas « livrées «ou même développées pour le moment !

Récapitulatif des « features » absentes de la version Early Acces (au 04/12/2017)
(Merci à Snoopy : forums DCS)

Le décor est planté, allons-y !

Modélisation, FM et immersion.

La première chose à laquelle on est attentif est bien sur sûr la modélisation 3D de l’avion et de son cockpit.
Premier constat : la qualité est bien au rendez-vous. Le modèle 3D de l’avion est superbe, les parties mobiles et les textures sont très détaillées et le rendu global est beau à voir !!  les livrées fournies sont riches en détails et les moteurs 3D des versions 1.5 et 2.3 de DCS World ne s’en sortent pas trop mal.
Razbam étant un habitué des simulateurs « civils », la qualité de sa modélisation cela ne nous surprend pas plus que cela !!
C’est positif, continuons !

« The Office »

Coté cockpit, la modélisation 3D est très « léchée », l’avancée de la colonne UFC donne un effet de profondeur très convaincant même si parfois cela le rend peu pratique dans notre monde d’écran 2D : il vous faudra « décaler votre tête virtuelle sur le côté « pour actionner les boutons des MPCD longeant la console centrale. La modélisation de cette dernière les rend presque invisibles (voir captures).
Les boutons, rotary, écrans qui peuplent les panels sont bien représentés même si parfois il vous faudra encore vous « contorsionner » pour y accéder. Comme c’est certainement le cas dans un vrai pit de Harrier, me direz-vous avec raison !!!!
Les amateurs de VR seront donc ravis de cette modélisation toute en volumes et profondeur.

Mais il y a un mais !!!

La visibilité des inscriptions et des textures est parfois « amoindrie voire gâchée » par un effet de scintillements assez désagréable à la longue. Scintillements s’amplifiant avec un recul plus ou moins important de la « vue ». On a l’impression que le lissage « hardware » ne s’applique pas à ces textures. C’est bien perceptible avec une résolution de 2540*1080 et cela se voir encore plus sous casque VR …
En espérant que cela soit réglé via les prochaines mises à jour qui ne manqueront pas de tomber durant les prochains mois, voire prochaines années (et oui, c’est une Early Acces, ne l’oubliez pas ..) .

A l’usage le cockpit est confortable, on arrive sans peine a à trouver un point de vue satisfaisant permettant de surveiller les principaux afficheurs vitaux pendant les phases délicates (appontage, hoover, décollage).

Le cockpit est bien sur « Full cliquable », indispensable pour une avionique poussée à ce niveau de complexité!

La modélisation de l’avionique respecte son modèle réel, un rapide coup d’œil aux docs officielles le confirme. Toutes les interfaces ou presque (boutons, panels ..) sont modélisés en 3D, mais il leur manque encore beaucoup de fonctionnalités  associées (voir listing au-dessus).
Ce sujet sera abordé dans la section dédiée à l’ avionique   plus bas !!

« Alors, Il vole comment  cet avion ? »

Concernant la partie « jouabilité, pilotage » le principal ou le minimum vital est bien la.
L’avionique et les fonctionnalités présentes permettent de profiter du pilotage et du très bon modèle de vol du Harrier .
Rien ne vous interdit de débuter la prise en main de ce module et de découvrir la particularité presque unique de cet avion :
Un couple moteur + tuyères orientables qui  permet les évolutions normalement réservées à des voilures tournantes …

Les GROS GROS points forts de ce module sont les systèmes de gestion du moteur, des gouvernes (volets, NWS) et des tuyères.
Tous ces systèmes sont parfaitement opérationnels et modélisés de façons très réalistes.
Rajouté à cela un FM très très  convaincant et vous obtenez un avion qui « parait » se comporter de façons très réaliste.
Encore un bon point !
Nous sommes bien sur  encore en phase de découvertes mais les données tirées des vraies tables de performances sont pour l’instant respectées dans le simu. Le respect des performances, des limitations et des « manœuvres interdites » participent  à rendre presque addictif le challenge que nous impose le Harrier .

Ne pas vouloir quitter DCS avant d’avoir réussi un posé propre en hoover directement sur un parking est une chose que vous allez découvrir ;o)
Car il y a bien un challenge à relever (et nous ne nous en plaindrons pas !!)

Il va vous falloir réapprendre à voler, à piloter. A avion hors normes (se poser et décoller à la verticale n’est pas si répandu que cela pour un appareil sans rotor) il vous faudra  adopter un pilotage adapté !! Apres Après plus d’une dizaine d’heures de vol sur « la bête » on se rend compte qu’il faut parfois changer sa façon de voler, il faut apprendre à contrer d’anciens réflexes pourtant acquis depuis des années sur jets ou hélicos.

Non « Marines », on n’arrondi pas en finale, ça se pose à plat !
Non « Marines », on ne gère pas son plan de descente en poussant le manche mais aux gazs !!
On prend très grand soin de son moteur, on ne quitte pas des yeux sa température pendant les phases ou l’on exige de lui le maximum !
On anticipe sa trajectoire et ses actions car se sortir d’une situation mal engagée (trop bas, trop lent, moteur trop à fond et trop chaud) est parfois un vrai  combat où il est difficile de s’en sortir sans casse ou sans le moteur dans les choux !!!

Se poser sur une « DZ »en pleine campagne entourée d’arbres: ca se prépare sinon on finit la tête dans un tronc ou à défaut dans la colline que l’on a pas pu finalement franchir, le moteur en ayant décidé autrement (pourtant il vous avait averti..)
Tenter de se poser sur le TARAWA avec un avion chargé à la limite se réfléchi aussi, à défaut on risque de finir trop court, trop lent, voir trop « à la baille ».
C’est pas un sport de masses d’être pilote ches les « Marines ».

Car même si le Tarawa est encore limité dans cette version (pas d’ATC, pas de comm radio, pas de Tacan) il offre aux pilotes virtuels de vrais challenges et de bonnes suées en perspective (jour-nuit, mauvaise météo …)
Une version plus aboutie est bien prévue, peut être en version 2.5 qui sait…

Pour conclure sur la partie « modélisation, simulation de vol, immersion » :

Cela faisait longtemps qu’un module DCS ne m’avait demandé autant d’adaptations et d’implications !!

Coté immersion, modélisation, sensations, challenge c’est un très bon début !!

L’essentiel est pour moi  présent dans cette « Early Acces »:
-une version sans vrais bugs handicapants mais qui souffre parfois de l’absence de certaines fonctionnalités.
-le plaisir de découvrir et de maîtriser les possibilités de cet avion si particulier !!
-une modélisation très poussée de son système de propulsion et de gouvernes.

Mais il faut maintenant que le côté « combat, armement « » tienne la route !!!

« On est des Marines pas des pilotes civils planqués !!!!!!!!!!!!! »

Début de la phase de transition

L’avionique et système d’armes

Tel qu’il est à la sortie initiale de sa version Early Access, l’AV-8B N/A de Razbam, si motivant et ludique à prendre en main quand il s’agit du modèle de vol, souffre d’un système de navigation et d’armement (SNA) très largement inachevé. Evidemment, « Early Access » signifie bien « accès anticipé ». Voire « accès précoce », diront certains. Il ne faut donc pas s’attendre à la complétude du module à ce stade.
Quelle surface représentent les trous dans la raquette ? Aquila tente de répondre à la question.

Mud mover devant l’éternel, je suis un fervent adepte du A-10C de DCS depuis le 21 février 2011, jour de sa sortie. Et j’ose me qualifier d’utilisateur avancé de ce module, car non seulement j’en maîtrise toutes les fonctionnalités, mais en plus je sais en tirer parti pour préparer et réussir une mission.
Après presque sept ans d’utilisation assidue, je n’ai pas de mérite.
J’ai beaucoup appris à l’usure.

Mais l’arrivée de l’AV-8B N/A représente pour moi un bel espoir : celui de faire de l’assaut tactique et de l’appui rapproché de jour comme de nuit avec un avion capable d’aller d’un point A à un point B en moins de temps qu’il n’en faut pour s’endormir.
Pouvoir faire ça depuis un navire à pont plat ne gâche rien, ça va de soi. Si en plus il y a moyen d’administrer une fessée au pilote de pointu imprudent venu titiller de trop près bibi et sa machine à touiller le champ de bataille, le bonheur est complet. Et c’est exactement tout cela que promet un module AV-8B N/A.

En théorie, qu’est-ce que ce nouveau module nous réserve ?
L’AV-8B N/A est, comme la A-10C, un appareil capable de toujours savoir exactement où il se trouve dans l’espace et, partant de là, capable de déterminer où se trouve ce que ses senseurs détectent.

Cette information peut être communiquée aux autres acteurs du champ de bataille.
Elle peut aussi aussi être exploitée par l’appareil et son pilote pour placer les munitions délivrées précisément là où l’on veut qu’elles frappent. Ce miracle est dû, pour les deux avions, à un SNA dont le cœur est une centrale de navigation inertielle (INS) hybridée GPS, dont le cerveau est un ordinateur et dont les senseurs sont l’œil humain (via le viseur tête haute dit « HUD »), l’optronique embarquée par les missiles AGM-65, la nacelle de désignation laser Litening II et le récepteur d’alerte radar (RWR).
Tous ces systèmes sont intégrés au SNA, qui se charge d’en déduire quoi se trouve où.

L’AV-8B N/A dispose, lui, de deux équipements supplémentaires : le FLIR (Forward Looking InfraRed : un « œil » discernant le contraste thermique de jour comme de nuit) situé sur le dessus du nez, qui ne fait que percevoir les contrastes thermiques, mais qui ne permet pas de désigner de cibles ; et l’AN/ASB-19 ARBS de chez Hugues.
Occupant la pointe du nez, il se compose de deux équipements partageant la même optique : un détecteur de tache laser, et une caméra TV (exclusivement diurne, contrairement au traqueur laser) asservie au vecteur vitesse de l’avion.
Les deux capteurs, optique et laser, sont associés à un ordinateur chargé de l’écartométrie.

Système optronique

Le tout est relié à la centrale de navigation inertielle car la finalité reste de savoir où se trouvent les cibles par rapport à l’avion pour pouvoir les traiter avec précision. Et à propos de navigation, l’AV-8B N/A dispose, comme le A-10, d’une carte défilante sur laquelle le SNA place l’avion, les points de passage du plan de vol, et les points d’intérêt renseignés per le pilote (point initial, cible, etc.). Tout cela est asservi à des fonctionnalités desservies par des commandes HOTAS.
Celles-ci ne sont pas les mêmes que sur le A-10C (et leur ergonomie est de la génération précédente), mais l’ensemble n’est pas moins puissant.
Alléchant, n’est-ce pas ?

Dans les faits, qu’avons-nous à l’heure de la sortie en « Early Access » ? Le cockpit est bien équipé de ses deux Multi Purpose Color Displays (MPCD), mais de nombreuses pages que ces écrans multifonctions accueillent sont encore inopérantes car en cours de création.
Parmi ces grandes absentes, on compte la carte défilante. Sous le HUD se trouve l’UFC (Up Front Controller), ce clavier permettant d’interagir de façon complexe avec les systèmes de l’avion.

Aujourd’hui, seules sont utilisables ses fonctions suivantes : TCN (TACAN), AWL (All Weather Landing System, alias ILS, Instrument Landing System), V/STOL, LASER code, COM1 et COM2 (fréquences radio). Manquent notamment toutes les fonctions liées à la navigation inertielle.

(NDLC6) Concernant le AWL il vous faudra fouiller dans le fichier \Mods\aircraft\AV8BNA\Cockpit\Scripts\RadioNav\AN_ARN128_config.lua pour connaître et modifier si besoin la « Cristallisation » préprogrammée des différents aéroports.

l’INS située à l’autre bout de la chaîne assure aujourd’hui le minimum syndical : le suivi basique du plan de vol. Les fonctionnalités telles que l’alignement, le recalage ou la définition de markpoints (points de navigation créés en vol, y compris via les divers senseurs) sont absentes.

 

UFC , un petit air de F-18 ?? 🙂

 

Il ne sera donc pas possible d’exploiter les coordonnées que vous annonce un JTAC pour intégrer la position de la cible dans le SNA. Le vieux pilote de A-10C regrette ses séances d’appui au sol dans des vallées encaissées de nuit, par temps bouché, avec 1000 ft de plafond sur zone. On peut justement se concocter un plan de vol prévoyant la percée sous la couche et une frappe aux bombes lisses en ressource dans la couche (les armes laser n’aiment pas les nuages, mais ça tombe bien : les MANPADS ennemis à guidage IR non plus !).
N’imaginez pas faire ça en l’état actuel de l’AV-8B N/A. Seuls seront utilisables les waypoints paramétrés via l’éditeur de missions.

En termes de senseurs, il y a également des lacunes que RAZBAM a prévu de combler selon un calendrier pas vraiment clair.
Commençons par le FLIR : il fait très honnêtement son travail de base en projetant dans un MPCD ou dans le HUD une imagerie thermique monochrome de ce qui se passe devant l’avion, avec les options possibles « white hot » (plus c’est chaud, plus ça tend vers le blanc) et « black hot » (plus c’est chaud, plus ça tend vers le noir). Même en plein jour, ça permet de repérer les véhicules camouflés (ou invisibles, car la gestion déplorable de la visibilité des objets dans DCS World est un éternel sujet d’émerveillement).

Mais tout cela est en nuances de gris alors que ça devrait être en nuances de vert. A en croire le « pocket guide » de Razbam, page 76, on attend que DCS intègre la texture qui va bien pour passer l’affichage en niveaux de vert. Ne riez pas, c’est très sérieux.

Autre fonctionnalité qui manque au FLIR : le « hotspot detector ». Le FLIR détecte les points chauds de l’environnement et leur sur-imprime un symbole « V » sur le HUD. Ca permet de détecter les véhicules déguisés en buissons, mais ça capte aussi la réflexion du soleil sur un plan d’eau et bien d’autres parasites. Or, l’absence de subtilité thermique des maps de DCS World interroge la manière dont les fort nombreuses fausses alertes du système IRL peuvent être reproduites dans le simu. Razbam dit y travailler.
Enfin, le FLIR doit être régulièrement refroidi pour être efficace. Le système de refroidissement n’étant pas encore implémenté, le FLIR est pour l’instant toujours au top. Dommage. Attendons… Pour en finir avec les senseurs inachevés, soulevons le cas de la nacelle de désignation laser Litening II : à l’heure actuelle, elle n’est guère plus qu’un œil inquisiteur. Elle ne désigne pas les cibles. Pour délivrer des armes à guidage laser, il vous faudra un JTAC bien luné.

Les différentes pages actives

Du côté des armements, le système de gestion (via les MPCD et une interface analogique associée qui rappelle un peu celle du Su-25) est presque complet, à quelques détails près. Quelques fonctionnalités manquent toutefois à l’appel. Le « loft bombing » (largage des bombes en ressource pour ne pas survoler la cible), une vieille spécialité du Harrier toutes générations confondues, n’est pas encore disponible. Le bombardement en CCIP (point d’impact calculé en continu, ou « mets la croix sur la cible et appuie) est très précis.
Le bombardement « automatique » (équivalent à un CCRP : point de largage calculé en continu) est assez délicat à maîtriser sur le plan de l’erreur latérale, mais il est fonctionnel.

Les roquettes de 5’’, chez votre serviteur, tapent avec une précision remarquable… à une quinzaine de mètres à droite de la cible. Les missiles AGM-65 Maverick à caméra thermique ou TV n’appellent aucun commentaire particulier et fonctionnent bien.
Le Maverick à guidage laser, arme guidée de prédilection des AV-8B lors des opérations sur l’Irak au début de ce siècle, n’est pas encore disponible dans le simu.
L’AIM-9M, version tous secteurs du missile à courte portée et guidage IR Sidewinder, fonctionne très bien mais seulement avec une acquisition en mode « boresight » : on met la cible dans le petit cercle sur le HUD symbolisant le « champ visuel » du missile, on pifomètre la distance au doigt mouillé et au compas dans l’œil, on tire et généralement on descend l’ennemi, car vu que l’AV-8B N/A n’a pas de radar qui fasse piailler et clignoter le RWR de l’ennemi, le tir est souvent remarqué trop tard…
En revanche l’ « Expanded Acquisition Mode » (l’autodirecteur tourne autour de son axe, couvrant un champ plus large et facilitant l’acquisition) n’est pas encore simulé.

Le canon GAU-12 de 25mm fonctionne fort bien en air-air comme en air-sol.
Je trouve juste qu’il disperse trop peu (c’est que ça trépide, ces choses-là) et que le peu d’influence qu’il exerce sur l’avion ne me semble pas fidèle à la description qu’on peut lire ici et là du recul de ce canon (par exemple dans A Nightmare’s Prayer, de Michael Franzak).

Un armement de pointe

Consacrons donc un paragraphe à une petite curiosité bien sympathique que nous amène ce module : l’AGM-122A Sidearm.
En son temps, l’US Navy commanda l’AAM-N-7, bien vite rebaptisé AIM-9C : un Sidewinder à guidage radar semi-actif destiné à ses F-8 Crusader. Fausse bonne et vraie mauvaise idée, ce missile de combat rapproché qu’il fallait guider au radar jusqu’à l’impact fut abandonné et reconverti en missile anti-radiations destiné à détruire les radars ennemis en se guidant sur leurs émissions.
C’est très sommaire : on détecte une menace au RWR, alors on se dirige dessus. L’autodirecteur du missile grogne quand il détecte quelque chose et couine quand il accroche.
Là, on tire et on s’en va sans demander son reste.

Contre du Sa-8, c’est très bien. Mais ça se corse contre des systèmes à la portée plus élevée car on n’a aucune idée de la distance de la menace par rapport aux 8,9 NM de portée du missile (la proximité sur le RWR est signe d’importance de la menace : elle n’indique pas la distance réelle)… Donc on traite les systèmes mobiles que l’on trouve sans trop de mal, mais pour les systèmes postés, le mieux est de planifier son attaque en sachant d’ores et déjà où ils se trouvent. On approche à très basse altitude et on grimpe à l’endroit prévu pour engager.

Pour en finir avec l’armement, j’aborde un sujet annexe : le Harrier est délicat à poser, surtout verticalement, en configuration dissymétrique.
Mais Razbam a énormément forcé le trait. Il suffit de rentrer en n’ayant tiré qu’un de vos AIM-9M ou AIM-122A pour qu’une fois les roues posées, l’appareil embarque dans la direction du pylône vide. Sans doute une lacune vouée à être comblée.
Et pour boucler ce tour d’horizon de ce qui ne fonctionne pas encore, citons le pilote automatique dont le mode « altitude hold » est encore aux abonnés absents, et les radios qui ne fonctionnent pour l’instant qu’en mode « easy comms ».

En somme, beaucoup d’attentes pour un module qui ne donnera sa pleine mesure qu’une fois doté de toutes ses fonctionnalités avancées. Certes, les premières semaines seront exigeantes en termes de prise en main car l’appareil est un challenge dans ce domaine. Mais comme il est aussi assez addictogène, la maîtrise de base sera assez vite acquise et l’utilisateur aura envie de passer aux choses sérieuses. C’est là que tout se jouera .
Razbam et ED sauront-ils coopérer intelligemment pour enrichir régulièrement et efficacement l’AV-8B N/A avant que ses premiers utilisateurs ne se lassent et que les plus patients se disent « je reviendrai voir dans un an » ?

En cela, pour ce module, c’est aujourd’hui « Highway to the Danger Zone ». Les vrais comprendront ! 😉

(MAJ 22/12/2017) Parlons du sujet qui fâche : nouveau système de « protection »

ED ayant changer son fusil d’épaule:  adieu les activations (préhistoriques) par Starforce, qui même si contraignantes ne nous gênaient pas plus que cela passé le stade de l activation..
Le NET est « pratiquement » obligatoire
il vous faut maintenant obligatoirement  au minimum une connexion tout les 4 jours au « master serveur ‘ » d’ED pour pouvoir profiter de votre module Harrier, ce dernier ayant l »honneur douteux » de baptiser ce nouveau DRM.
A défaut d une connexion internet passé ces 4 jours d’inactivités le Harrier ne sera pas jouable même en solo Offline….
exemple : vous rentrez chez vous le vendredi soir , vous vous dites « tiens ça fait 4 jours que je ne me suis pas fait un appontage sur le Tarawa!! »
Manque de chance votre box/FAI/router est en rade ce soir (orage, connexion, incidents etc ….) Et ben pas de Harrier pour vous .
les anciens modules OK (changer la licence serait illégal)  le Harrier NON !!
les clients nomades apprécieront également  cette « innovation mise en place pour les joueurs »

Pour conclure clairement !

Si vous n’avez pas la patience d’attendre une modélisation complète des systèmes.
Si vous n’aimez pas servir de beta testeur payant .
Si vous n’avez pas confiance dans la capacité d’ED et de Razbam a finir ce module.
Si vous pestez dès qu’une fonctionnalité n’est pas modélisée totalement
Si le challenge et le pilotage ne sont pas pour vous des choses prépondérantes.
Si seuls le combat, les missions et les campagnes bien difficiles vous intéressent.
Si vous ne supportez pas le systéme idiot et régressif de protection mis en place avec ce module.
Si vous ne cautionnez pas ces pratiques.

Et bien ne prenez pas ce module en l’état, attendez une version plus aboutie (ou corrigée) !!
Et vous aurez  bien raison !!

Mais a à l’inverse

Si vous aimez découvrir, réapprendre, être mis en difficulté.
SI vous êtes patient (ou habitué à l’être).
Si vous êtes confiant (mais pas stupide) .
Si vous aimez les avions (les muds) avec un gros potentiel hardcore.
Si vous aimez vous poser sur un pont de nuit avec une meute d’équipiers à 2 minutes derrière vous.
Si vous vous imposez de maîtriser un avion avant de partir au combat.

Et bien le Harrier est un très bon candidat et mérite que vous lui donniez une chance
C’est ce que nous avons fait et nous ne le regrettons pas pour le moment  !!

Qui dit donner sa chance ne dit pas confiance aveugle (voir plus haut), mais vous passerez des dizaines d’heures à apprivoiser la bête, que cela soit de jour, de nuit, embarqué ou depuis un coin paumé au milieu des champs.

Mais les champs, la boue et les embruns salés, on aime ça nous à C6 …

Être dans les marines, c’est comme des vacances à la ferme. Chaque repas est un banquet, chaque mission est une partie de plaisir, à chaque fin de mois on est millionnaire.

Alors mes cailles, vous attendez quoi ? Votre café au pieu ?
Encore une jolie journée de soleil.
Etre dans les Marines, c’est comme des vacances à la ferme. Chaque repas est un banquet, chaque fin de mois on est millionnaire, chaque corvée est une partie de plaisir…

Secoue tes fesses marine, tu vas rater la bagarre !

 

PS: Vos question sur le test sur le forum C6, dans la nouvelle salle dédiée à ce module!

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